Les Mille Vies d’Irena

Auteur : TILAR J.MAZZEO

L’histoire : Irena Sendler, jeune polonaise passionnée et idéaliste, travaille au département de protection maternelle et infantile de Varsovie. Pas vraiment heureuse en ménage, elle s’investit d’autant plus pour aider les autres. Mais de sombres évènements se profilent et le ghetto de Varsovie est créé. Irena compte de nombreux amis juifs. Les trains de « relocalisation » emmènent chaque jour des milliers d’individus vers la mort. Irena et quelques alliés s’acharnent à sauver les enfants juifs du ghetto.
C’est une course dans l’ombre, contre le temps. Le chemin est rempli de risques, de sacrifices, de mensonges et trahisons mais aussi de confiance, d’espoir, de solidarité et d’un immense courage.

Extrait:  Après l’avoir allongée dans une caisse à outils en bois, Irena l’enveloppe fermement dans une couverture, en s’assurant qu’elle a assez d’air pour respirer, puis elle referme le couvercle et fait pivoter le petit crochet de sécurité. Une fois dehors, Henryk glisse adroitement la caisse entre deux piles de briques entassées sur la plate-forme de son camion. Grâce à son patron, la dernière recrue du réseau dispose d’un laissez-passer. Irena s’installe sur le siège passager, Henryk lui adresse un sourire crispé et le véhicule démarre péniblement. La jeune femme s’inquiète à l’idée que les tas de briques puissent s’effondrer sur la caisse à outils. 

Mon Avis :
Ce livre m’a beaucoup marqué : comment une jeune assistante sociale polonaise n’hésita pas à mettre sa vie en jeu afin de sauver des enfants juifs du ghetto de Varsovie.
Issue de faits réels l’histoire d’Irena, son sens de la justice, et sa persévérance dans un univers qui plonge peu à peu dans l’horreur est une leçon de courage, une héroïne qui se dévoile juste par ses actes.
Jusque dans sa vie personnelle elle a affronté des obstacles qui auraient pu en décourager plus d’un.
La plume est agréable, le style est plus documenté par moments que romancé. Et dans un certain sens ce n’est pas plus mal car certaines violences n’ont pas besoin de détails pour me donner mal au ventre.
Ps : pour les personnes très sensibles cette lecture peut être difficile.

En voyant ce livre je repense toujours à une chanson de Jean Jacques Goldman :
On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau?
Ou le pire ou le plus beau?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau

S’il fallait plus que des mots?