La Couleur des Nébuleuses



Auteur : AMANDINE PETER

L’histoire : Voie lactée, 2198.
Les Nébuleuses, ces particules aux propriétés miraculeuses, font l’objet d’un conflit religieux depuis leur apparition providentielle dans la galaxie.
Ani, une fidèle intouchable, s’apprête à entrer dans l’ordre du Nébularium. Alors que tout les oppose, elle et Storm, mystérieux commandant de la Maraudeuse, se retrouvent malgré eux au coeur d’une ancienne rumeur qui pourrait bien menacer une paix déjà fragile.

De créatures-vaisseaux en planètes fantastiques, entre rêve et cauchemar, leur quête de vérité bouleversera leurs certitudes et lèvera le voile sur des secrets enfouis depuis bien trop longtemps…

Extrait :
— Je savais que j’avais oublié un détail important… j’aurais sans doute dû commencer par ça, en fait. J’ai mentionné le fait que la Maraudeuse était un bionef, hein ?
Je hoche la tête.
— Bon c’est plus compliqué que ça, en vrai. Elle a du caractère, et parfois même… le sens de l’humour disons. Les pods sont interchangeables, ils sont montés sur rails, et elle s’amuse à changer la disposition des cabines de temps à autre. Va falloir t’attendre à perdre un peu tes repères. Nous, on est habitués. Quoique, l’autre jour, Cicero a bien failli passer la nuit dans le couloir.
 


Mon avis : J’ai été impressionnée par l’imagination prolifique de l’auteure au niveau des décors, planètes, espèces etc. Les descriptions sont superbes, j’ai visualisé parfaitement ces lieux imaginaires. Une explosion de couleurs et sans alourdir le rythme de lecture.
Ce dernier est d’ailleurs trépidant avec une narration au présent: les évènements s’enchaînent très vite (presque trop, j’aurais aimé passer plus de temps à certains endroits, m’attarder en compagnie de certains personnages) mais le fil directeur se suit sans problème, la lecture est fluide.
J’ai également apprécié l’ambiance qui mêle aventure, intrigue, humour, quelques passages difficiles (attention aux âmes très sensibles), et un soupçon de romance.
Je me suis plus attachée à l’équipage de la Maraudeuse, comme c’est ceux qu’on voit le plus souvent. L’héroïne, qui aspire au début à une vie simple, se retrouve avec le destin (et l’envie) de sauver l’univers. Mais derrière ce cliché je perçois une ambivalence, une psychologie qui se construit dans la tourmente avec un profond désir de reconnaissance, d’appartenance.
J’ai hâte de savoir si mon intuition est la bonne, le tome 2 vient de sortir !

Au final, un sentier qui m’a clairement déconnectée du quotidien, c’était un très bon moment de lecture. Pour ceux qui aiment les histoires dynamiques n’hésitez pas !