La septième vague

Auteur : DANIEL GLATTAUER

L’histoire : Après avoir fui de l’autre côté de l’océan, Léo revient au bout de plusieurs mois. Sur le point de prendre un nouveau départ, il retrouve dans sa boîte mail Emmi. Décidant alors de clore leur histoire sur un « digne épilogue », ils se rencontrent enfin.
Est-ce réellement terminé ? Ou le pouvoir des mots sera-t-il aussi toujours aussi addictif ?

Extrait :
Deux jours plus tard
Objet : Quatre questions
1. Comment vas-tu ?
2. Quand partez-vous ?
3. Vas-tu m’écrire encore quelques mots ?

Trois minutes plus tard
RÉP:
Il n’y avait que trois questions !

30 secondes plus tard
RE :
Je sais. Je voulais juste vérifier si tu étais encore assez attentif pour les compter.


Mon avis : la digne suite de Quand souffle le vent du Nord, aussi agréable à lire et accrocheur. J’avais peur que ça s’essouffle un peu car on n’a plus l’effet de nouveauté pour cette communication épistolaire, mais avec les petits rebondissements du scénario j’ai avalé les pages à nouveau sans m’en rendre compte ! Les défauts de nos protagonistes sont parfois exaspérants mais c’est ce qui les rend si « vivants ».
En conclusion : un vrai plaisir d’avoir découvert ces deux tomes, si vous êtes en quête d’une romance un peu atypique je vous la conseille !

Quand souffle le vent du Nord

Auteur : DANIEL GLATTAUER

L’histoire : Une erreur lors de la résiliation d’un abonnement amène Emmi dans la boîte mail d’un certain Léo. Ce bref malentendu va donner naissance à une correspondance pour le moins originale. Mais les mois passent et la limite entre réalité et virtuel pèse de plus en plus lourd. Pourtant aucun des deux n’ose franchir le pas. Qu’a-t-on à perdre à se rencontrer ? Et si c’était tout ?

Extrait :
Trois jours plus tard
Objet : La pause est finie
Chère Emmi, nous avons fait une pause de trois jours sans mails. Je trouve que nous pourrions nous y remettre. Je vous souhaite une bonne journée de travail. Je pense beaucoup à vous, le matin, le midi, le soir, la nuit, entre-temps, à chaque fois un peu avant et un peu après – et aussi pendant. Je vous embrasse, Leo.

Dix minutes plus tard
RE :
M.(Ma, Main, Maît…) Cher Leo. VOUS avez fait une pause sans mails, pas moi ! Je vous ai observé avec attention pendant que vous faisiez votre pause. Et j’ai attendu que vous y mettiez fin. J’ai attendu avec beaucoup d’impatience. Mais cela s’est révélé payant. Vous êtes revenu et vous pensez à moi, c’est bien ! Comment allez-vous ? Avez-vous le temps et l’envie de boire avec moi un verre de vin tard ce soir ou tôt cette nuit ? Séparément, bien sûr. Donc vous et l’Emmi imaginaire. Et moi et le Leo virtuel. Et en même temps, nous nous écrirons quelques mots. Voulez-vous ?

Mon avis : une romance épistolaire « moderne », l’ensemble du roman est composé de mails. Et à l’époque où ceux-ci restaient dans l’ordinateur (pas de smartphone pour les consulter n’importe où et à tout moment). Le choix des messages est piquant, acidulé, vif et agréable. Les personnages ont leurs défauts et leurs qualités, on s’y attache facilement.
La lecture est très fluide et addictive : je l’ai dévoré sans voir le temps passer !
L’histoire se poursuit avec La septième vague


Un sentier virtuel qui fait pourtant naître des émotions réelles.