Les Syyrs : La naissance de Caliera



Auteur : MYRIAM SAVARY

L’histoire :
L’Académie est encore fragilisée après l’attaque des Errants. Arutha est en fuite, son identité connue de tous. Lianne persiste à lui accorder sa confiance. Jusqu’à s’allier avec des Syyrs Noirs, mettant sous tension le reste de l’Académie. De son côté, le prince Elio doit faire face à la folie grandissante de son père, et à ses tentatives pour récupérer l’Enfant de la prophétie.
Un nouveau prétendant au trône du Royaume s’agite dans l’ombre, l’Empire rôde et semble déplacer ses pions.
Au milieu de ce chaos, Lianne développe de nouvelles capacités. Mais cela sera-t-il suffisant pour faire face à son destin ?

Extrait :
Ubio blanchit soudain. Une seule possibilité lui apparaissait. Son coeur battit la chamade, et il reprit des couleurs. Il libéra son esprit et explora le futur sous ce nouvel angle. Tant de changements, tant d’espoirs. Tant de doutes et de peur. Un choix à prendre. Un seul. Et toujours ce mince sentier entre la vie et la mort. Même cela ne suffisait pas à faire pencher la balance. Pourquoi ? D’un geste rageur, il frappa son front. Une fois. Deux fois. Pourquoi ? Un seul choix. Un seul, et tout basculait…


Mon avis :
J’ai retrouvé avec plaisir Lianne et Arutha pour ce deuxième tome des Syyrs. Loin de s’essouffler, le scénario continue à s’épaissir grâce à l’évolution des personnages, et la survenue de nouveaux protagonistes (et pas les moindres !).
La thématique principale de ce tome 2 est celle du choix : j’ai eu l’impression que chaque personnage du roman, du plus secondaire au plus important, a dû prendre une décision.
Ce qui a entraîné des conséquences plus ou moins lourdes, ou inattendues, pour d’autres.
On ressent vraiment cet instant de doute, de croisée des chemins, les changements de camps, « le vent qui tourne ».

À l’image du tome 1, j’ai avalé les pages à nouveau. La plume est fluide, j’ai replongé dans l’univers en une seconde et la fin m’a fait bondir de frustration ! Vivement le prochain tome !

Le Cycle de McGowein (tome 1)

Auteur : YANNICK A. R. FRADIN

L’histoire : Quelque part au Royaume de Dygallie, sur un plateau rocheux, de mystérieux évènements se passent. Léraline, Gardienne de Danarith, se rend sur les lieux pour enquêter. Elle y découvre un étrange guerrier blessé. Ce dernier prétend être arrivé par un portail, après plusieurs années d’errance dans un monde peuplé de créatures cauchemardesques.
Cette histoire invraisemblable prend alors des allures inquiétantes quand des preuves commencent à apparaître. Secondée par les notables du village, et par une fée espiègle, Léraline va devoir démêler le vrai du faux, et décider quoi faire de ce sombre guerrier. 

Extrait :
À plusieurs reprises, elle secoua la tête d’un air consterné, mais s’affaira pour le débarrasser des nombreuses couches de saleté qui le recouvraient. C’était incroyable d’en voir autant réunie sur un seul corps. Méruline n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi sale. Elle se demandait même s’il y aurait à un moment donné un bout de peau qui resterait propre.
La fée avait déjà entendu Léraline se plaindre du manque d’hygiène des mâles de son espèce, mais elle n’aurait jamais cru que ce fût à ce point. 

Mon avis :
Une histoire qui se démarque par un soin particulier apporté à l’univers, sans pour autant alourdir l’intrigue. Le rythme est parfois un peu lent (mais pas ennuyant !), les évènements se mettent en place progressivement ce qui laisse au lecteur le temps de s’installer dans l’histoire. 
L’ambiance est particulière, l’auteur a écrit plusieurs contes et sa plume en garde l’empreinte. J’ai trouvé très agréable cette petite note, moins fréquente de nos jours. Avec ces particularités la plume reste pourtant fluide, la lecture s’enchaîne aisément y compris sur des passages au premier abord plus « copieux ». 
Les personnages principaux sont bien construits, la touche d’humour efficace, on est sur un vrai tome 1 qui plante le décor et les premières ramifications de l’histoire.
Malgré un léger souci de redondances, je suis restée accrochée à cette lecture, et ma curiosité est suffisamment piquée pour avoir envie de lire le tome suivant.

Un sentier de fantasy au rythme atypique, mais de qualité.

Les Dragons de l’Impératrice



Auteur : ALICE SOLA

L’histoire : Au coeur de la cité Impériale, la princesse Cruelle fascine autant qu’elle fait trembler. Les apparences sont parfois trompeuses. Comment imaginer qu’elle répand le sang, pour éviter la ruine à son pays ? Son dernier prétendant semble pourtant se douter de quelque chose. Dans l’ombre, pièges et menaces s’activent. Le temps est compté.
De son côté Mulan, connue sous le nom de Général Hua, poursuit sa vie militaire en cachant sa féminité. Tâche qui semble de plus en plus lourde face à la complicité qui la lie au Général Ming.
Lorsque le Fils du Ciel les charge d’une mission cruciale pour l’Empire, elle est loin de se douter des sacrifices qui l’attendent.

Extrait :
  — Vous êtes observateur.
  — Vous êtes un sujet intéressant.
Le prince ne détournait pas les yeux, mais ne lui imposait pas sa volonté non plus. Il était différent de toute personne qu’elle ait connu avant lui. Une autre trempe, un autre bois.
Elle commençait à y croire.
Quelque chose d’étrange, d’indéfinissable passa entre eux. Comme un courant qui aurait emporté leurs esprits loin de leurs corps, les rendant indifférents à tout, sauf à leurs esprits liés
.


Mon avis :
Deux héroïnes fortes, soumises à des épreuves souvent violentes. Que ce soit Turandot, princesse cruelle par nécessité et si courageuse, ou Mulan, que j’ai découverte sous un nouvel angle, on suit leurs chemins respectifs sans prendre garde aux pages qui défilent.
La plume est forte, fluide, riche. De nombreuses créatures mythiques, étranges et dangereuses rôdent dans les coins. La magie, la sorcellerie, les Divinités de tous rangs s’entremêlent dans ce récit qui converge vers un affrontement inévitable contre le Mal.
De la romance en second plan, des dialogues bien dosés, des scènes qui se visualisent parfaitement, quatre personnages qui sortent du lot : beaucoup d’éléments qui m’ont immédiatement fait plonger dans l’univers d’Alice Sola.
J’ai un tout petit regret sur la fin que je trouve presque trop abrupte, mais cela reste une très belle découverte !

Un sentier qui va vous faire voyager, une fusion entre la culture chinoise et l’Opéra de Puccini.

Ps : attention certaines scènes peuvent heurter les personnes très sensibles.